S'exprimant dans la presse, des professionnels de la viande locaux ont également réagi mais pour mettre en cause la bonne foi de leurs clients européens. «Ils ne pouvaient pas ne pas savoir», disent-ils en résumé - un avis partagé par la presse qui voit dans cette affaire tous les éléments d'une «combine franco ou italo-roumaine».
Mauvaises pratiques
Une vingtaine de sociétés se partagent le marché de la viande chevaline en Roumanie, un secteur réputé très rentable, certains évoquant des profits atteignant les 800 %. Dans un pays où l'on ne consomme pratiquement pas de cheval, la production - quelque 15.000 bêtes par an - est destinée à l'exportation, essentiellement vers la France et l'Italie.
Décrivant les mauvaises pratiques dans ce secteur, une enquête de 2007 du quotidien populaire Evenimentul Zilei rappelait aussi que la grande majorité de ces sociétés étaient dirigées par des expatriés européens, notamment français, italiens ou belges, suggérant là aussi une complicité entre clients et fournisseurs.