Patrick TISON
Roumanie : La pandémie crée de nouvelles opportunités dans le secteur alimentaire
La pandémie que nous traversons engendre des effets parfois inattendus, créant ainsi de nouvelles opportunités pour les entrepreneurs. C’est par exemple le cas pour le marché alimentaire roumai qui s’en est trouvé transformé à la suite des différentes périodes de confinement et à la fermeture des restaurants.
Une étude, réalisée par Mastercard, montre qu’en un an, plus de 66% des Roumains ont amélioré leur compétence culinaire. Cela se traduit par une moyenne de 20h par semaine passée en cuisine à la préparation de repas, soit une augmentation de 46% par rapport à l’année précédente.
Findus : la presse roumaine dénonce une «combine»
En Roumanie, d'où proviendrait la viande incriminée découverte dans les produits Findus, les professionnels de la viande locaux estiment que les clients européens «ne pouvaient pas ne pas savoir».
«Si nous sommes fautifs, nous perdons notre crédibilité pour un bon moment», a réagi dimanche le chef de l'État roumain, Traian Basescu, à propos des lasagnes à la viande de cheval. Au cœur d'une affaire qui a rapidement pris des proportions européennes, les autorités roumaines se sont engagées à enquêter sur la responsabilité des fournisseurs locaux dans les cas de substitution de viande de bœuf par du cheval. Deux abattoirs seront particulièrement visés, selon le ministère de l'Agriculture qui s'est refusé à fournir davantage de détails.
Médecine : la filière roumaine attire toujours les étudiants français
Depuis plusieurs années déjà, les étudiants français qui rêvent de devenir médecins fuient la PACES et partent se former à l'étranger, notamment en Roumanie. Sont-ils bien formés ? Est-ce toujours "un bon plan" ?
Son rêve de devenir médecin s’est heurté au concours couperet en fin de PACES (première année commune aux études de santé). Alors Rafik, 25 ans, a quitté son Angers natale pour tenter le tout pour le tout au pays de Dracula. Le jeune homme y a trouvé une école plus "bienveillante". La PACES, réputée très éprouvante, "met en danger la santé des étudiants, estime Rafik. C’est paradoxal d’imposer cela à de futurs soignants".
A Cluj, la capitale de la Transylvanie où Rafik étudie depuis cinq ans, pas de numerus clausus, qui élimine entre 80 et 90 % des candidats en France. L'admission se fait sur une "évaluation des performances professionnelles et personnelles". En clair, sur dossier. Les notes obtenues au bac sont prises en compte. L’expérience associative aussi. Et les frais d’inscription s’élèvent à 6.000 euros par an, à Cluj. "Ce n’est pas plus cher qu’une école de commerce française", commente Théodore, 25 ans. Comme d’autres étudiants français, cela ne l’a pas dissuadé de s’inscrire dans une faculté de médecine roumaine.
Des cursus en français
Depuis l’adhésion de la Roumanie à l’Union européenne en 2007 et la reconnaissance de l’équivalence des diplômes, ils sont de plus en plus nombreux à franchir le pas. Ils seraient plus de 2.000 sur place, dont 517 à Cluj, la première ville à avoir proposé un cursus dans la langue de Molière mais aussi en anglais. Iassy, à la frontière moldave, Timisoara et Arad, situées dans l’ouest du pays, ont suivi.