Étude de cas dans l'Union Européenne
Dans les années 1980, l'Europe exporte de nombreux bovins, mais en importe un peu plus.
En 1989, (moment d'un plan de relance de l'élevage bovin en France après une période de baisse des prix de la viande, sauf en France), la production a ralenti, mais selon le ministre français de l'agriculture l'autoapprovisionnement communautaire était presque acquis (production presque égale à la consommation, avec néanmoins un différentiel d'environ 500 000 tonnes de viandes bovines importées « essentiellement dans le cadre d'importations préférentielles ».
La tendance à augmenter les troupeaux de vaches allaitantes se poursuit et le poids des vaches abattues tend à augmenter. À cette époque, le veau de boucherie diminue (au profit de la viande rouge). La commission européenne attend une légère hausse de la production communautaire pour 1990 (+1,6 %).
Le gras des animaux, approche zootechnique
Déterminisme physiologique et génétique du dépôt de gras chez les animaux d’élevage producteurs de viande
Cet article, initialement paru en 2015 dans la revue "Ethnozootechnie n° 99" pages 53-64, décrit les mécanismes physiologiques et génétiques du dépôt de gras chez les animaux d’élevage et ses facteurs de variation (le type génétique, la race et le sexe). Tandis que la sélection génétique sur la conformation bouchère et la vitesse de croissance a conduit à la réduction de l’adiposité, les filières animales retrouvent de l’intérêt à l’engraissement des animaux.
INTRODUCTION
Du bœuf plus Savoureux…
La grande tendance de ces dix dernières années, qui s’est amplifiée depuis cinq ans, c’est sans doute le développement des viandes maturées ou affinées, plus tendres et au goût plus prononcé », indique Alain Peyron, le délégué général opérationnel de l’ADIV, l’institut technique partenaire de la filière viande en matière de recherche et développement depuis quarante ans. Le procédé, bien connu des bouchers, connaît ainsi un regain dans les commerces artisanaux et en restauration, les uns et les autres s’équipant de vitrines réfrigérées plus ou moins sophistiquées. « Les industriels s’y sont ensuite mis, pour moderniser et sécuriser la technique et proposer aux grandes enseignes des pièces de bœuf déjà affinées »
Export de Boeuf & Veau
Les exportations de bœuf et de veau n'ont repris qu'en 2006 à la suite de l'interdiction liée à l'ESB et restent bien inférieures aux importations. Ces dernières années, les exportations de bœuf et de veau ont été d'environ 100 000 tonnes, soit 15 à 17 pour cent de la production.
La demande intérieure est particulièrement forte pour les coupes de quartier arrière. Par conséquent, bien qu'il y ait quelques expéditions de bœuf de qualité supérieure, la plupart des exportations sont soit des produits destinés à la transformation à l'étranger, soit des produits d'une valeur plus élevée à l'étranger qu'au Royaume-Uni. Cette dernière catégorie comprend des articles pour lesquels il n'y a pas ou peu de demande sur le marché intérieur, tels que les abats.
